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A propos

Qui suis-je?

Je suis Geneviève Gagnon, la Présidente Fondatrice de Fourmi Bionique, une entreprise manufacturière spécialisée dans la fabrication de céréales artisanales pour le petit déjeuner qui a vu le jour en 2003. Je suis aussi maman de trois jeunes enfants et double bachelière en psychologie et communications.

Le succès en affaires n’est pas sans ses revers, pourtant, c’est tout ce qu’on nous expose : les bons coups, les bonnes nouvelles… et lorsqu’il y a de moins bonnes nouvelles, on les dissimule, on les masque ou les diminue. Jusqu’au jour où l’entreprise dont on avait entendu tant de bien fait faillite et personne n’a vu venir le coup. Pour ma part, si je suis toujours en affaires après tant d’années c’est que j’ai su éviter la faillite à quelques reprises, j’ai combattu la démotivation face aux nombreux obstacles qui se sont érigés sur mon parcours, j’ai surmonté des épreuves qui me paraissaient insurmontables à l’époque… Bref, l’ensemble de mes expériences ont fait de moi la gestionnaire avertie, résiliente et proactive que je suis.

La vérité, ou du moins ma vérité, de l’entrepreneuriat que je souhaiterais partager ici sur mon blogue, c’est celle acquise en tant que gestionnaire de mon entreprise Fourmi Bionique, depuis sa création jusqu’à aujourd’hui.

In Granola…

La Fourmi Bionique c’est l’entreprise que j’ai fondée en 2003 dans ma cuisine. Passionnée de granola et de gastronomie, j’ai moi-même conçu les recettes de mes céréales, j’ai élaboré le marketing et développé mon marché, un client à la fois. Aujourd’hui, Fourmi Bionique c’est une quinzaine d’employés, une usine performante certifiée SQF, 1500 points de vente au Canada et en France et une quarantaine de différents produits. Mon entreprise commercialisait un produit précurseur à ses débuts, aujourd’hui, le marché de la céréale naturelle pour le petit déjeuner est devenu hautement développé et concurrentiel.

Envers du décor pendant une séance photo chez Tango.

Veritas

Le métier d’entrepreneur est finalement assez mystérieux. Certes, on en parle beaucoup plus de nos jours, au rythme des startups, des anges financiers, des organismes d’aide à l’entrepreneuriat, des subventions aux démarrages, des idées révolutionnaires, des idées éphémères, de la course à la richesse… Malgré tout, il reste beaucoup de non-dits. Une part de politiquement correct qui veut que l’on doive toujours motiver, toujours donner l’illusion que n’importe qui peut réussir, que toutes les portes nous sont ouvertes, que les gens autour de vous vous veulent du bien, que vos origines sociales ou ethniques ou encore votre genre ne sont pas des barrières….

En vrai, il y a trois mondes de l’entreprise : celui de la startup dont on nous fait rêver, qui débute dans un garage et finit à la bourse à la vitesse grand-V. Celui de l’entreprise qui se crée à grand renfort de fonds, débute avec plus de 20 salariés et connait un taux de survie de 50% les 10 premières années. Et enfin celle, la plus répandue, de la petite entreprise, qui débute sans salariés et dont près de 60% auront fait faillite dans les 10 ans.

50% des entreprises du Québec ont un chiffre d’affaires inférieur à 500.000$, 72 % d’entre-deux ont moins de 10 employés, seulement 4% sont considérées comme hautement performantes. Et dans tout cela il y a moitié moins de femmes que d’hommes à la tête des entreprises. Et combien des survivants se rémunèrent adéquatement, ou tout court?

Ce qu’il faut voir, c’est qu’il y a différentes réalités dans l’entrepreneuriat et ce n’est souvent qu’une fois confrontés à la dure réalité du métier d’entrepreneur que l’on se dit qu’on aurait préféré être prévenus. Loin de moi l’idée de vous faire renoncer à vos rêves, bien au contraire! Mais lorsque parfois on entend qu’il faut travailler dur pour les atteindre, on ne mesure pas toujours ce que cela implique. En le sachant, cela peut nous offrir une perspective plus éclairée sur les choix à poser. J’ai moi-même vu les sacrifices que mon père entrepreneur a dû faire pendant la trentaine d’années durant laquelle il a géré son dépanneur. J’ai ainsi compris à un jeune âge que l’entrepreneuriat et la richesse n’étaient pas nécessairement associés. C’est plutôt un mode de vie, un choix professionnel basé sur des motivations personnelles mais surtout un métier éprouvant et exigent.

C’est cette mesure que je veux vous donner. Cette vérité que tout succès est le résultat d’obstacles à surmonter, continuellement et sans relâche, et que les stress et le sentiment de perte d’espoir sont des variables communes à tous ceux qui pratiquent le métier d’entrepreneur, peu importe le chiffre d’affaires ou l’envergure de l’entreprise. Les entrepreneurs qui savent se relever après avoir subi un dur coup vont survivre, alors que les autres vont abandonner. C’est une question de résilience et de ténacité. La réalité c’est qu’il y a toujours moyen d’avancer, ce n’est pas toujours évident, confortable ou même brillant mais pour réussir, il revient à l’entrepreneur de trouver le chemin à emprunter. Avoir un bon plan d’affaires ou un excellent concept d’affaires ne va pas garantir le succès en soit. Le succès en affaires, c’est 80% de psychologie et 20% d’exécution. Et la vérité c’est que la majorité des gens n’ont pas le profil psychologique nécessaire pour construire une entreprise

Je souhaite que mes récits d’expériences vous permettent, peut-être, de recadrer ou réorienter vos projets ou vos choix, de gagner du temps et de l’argent, d’avoir moins de regrets, de vous sentir moins seuls et moins incompétents, de faire les bons sacrifices en tout état de conscience. J’aimerais qu’à travers cet exutoire pour moi, vous ayez une vision crue, réelle, palpable, des implications que l’entrepreneuriat peut avoir sur votre vie.

Ce n’est qu’une fois en haut de la colline que l’on peut voir le chemin parcouru. Trop de personnes aujourd’hui donnent des conseils sans avoir réellement vécu la gestion d’une entreprise sur autant d’années et c’est dangereux. C’est ce qui m’a fait ressentir la légitimité de créer ce blogue. Celui d’une gestionnaire, bien différente des entrepreneurs en série, où tous les choix s’inscrivent dans la durée, loin de l’éphémère, mais toujours proche du précipice, hélas c’est ça LA VERITAS!