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Exporter… à quel prix? Partie 2

Laisser le champ libre aux concurrents

Pendant que l’entreprise déploie toutes ses ressources et son attention vers d’autres territoires, ne laisse-t-elle pas le champ libre aux compétiteurs d’ailleurs qui veulent se tailler une place sur son marché à elle? À plusieurs reprises, j’ai perdu le terrain durement gagné que j’avais acquis sur mon propre marché en le négligeant au profit des marchés d’export qui attiraient le plus notre attention et nos énergies. Ainsi, nous avons négligé les clients qui nous ont encouragé depuis nos débuts et nous n’avons pas compris l’importance de toujours renouveler ses efforts de commercialisation sur son propre marché.

D’ailleurs, le retour sur l’investissement est beaucoup plus tangible sur le marché local que sur les marchés externes. Aujourd’hui, nous l’avons compris et il semble y avoir un retour en force de la philosophie de l’approvisionnement local, ce qui est à notre détriment sur nos marchés externes mais certes une très grande opportunité sur notre marché de proximité…

LA recette du succès… c’est aussi d’être maître chez soi

À plusieurs reprises dans l’histoire de La fourmi bionique, on nous a proposé de changer notre identité pour conquérir de nouveaux marchés, d’ajuster nos recettes pour faciliter l’export, de créer des emballages sur mesure alors que nous n’avions pas les volumes ni les moyens… Finalement, ce je que j’ai compris c’est que nous avions encore beaucoup de gains à faire sur notre propre marché et notre manque de focus a laissé le champ libre à tous nos compétiteurs. Aujourd’hui, nous sommes un joueur de taille dans notre créneau, nos prix sont très compétitifs et nous déployons nos efforts en priorité sur notre marché local.

Une photo de 2006 où un distributeur français dans le bio au SIAL de Paris nous explique toutes les complications de vendre en France puisque notre certification bio n’est pas reconnue là-bas….

Pour maintenir notre position concurrentielle et se doter des moyens de performer sur d’autres marchés, nous devons constamment travailler à ajuster notre image de marque, nos méthodes et nos procédés pour s’améliorer tout en ciblant notre attention sur la qualité et l’expérience client : c’est un labeur continu.

Lorsqu’on est un fabricant, la croissance des volumes et de la quantité des produits offerts nécessite des ajustements constants. Au niveau de la recette de commercialisation, il a fallu s’adapter. Au début nous étions le produit dans le petit sac brun et nous souhaitions garder cette image, plus tard il a fallu évoluer pour se construire une crédibilité commerciale, toujours dans notre propre marché. C’est comme ça, la recette change toujours et il faut savoir s’adapter chez soi.

Mais il y a des choses qui n’ont pas changé : le nom de notre marque c’est toujours Fourmi Bionique (ok, moins le la du départ 😊), notre recette de granola classique et les produits locaux de qualité qui la composent. La recette d’un développement sain et durable, ce n’est pas juste d’aller à la conquête de nouveaux marchés, c’est aussi de toujours aiguiser ses procédés, toujours se réinvestir et réinvestir ses profits, toujours chercher à avancer et à évoluer dans tous les aspects de l’entreprise et surtout, ne jamais cesser de reconquérir sa fidèle et loyale clientèle.

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