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Six mythes sur la mesure du succès en entrepreneuriat. Partie 2

Mythe no. 4 : «C’est facile de faire de l’argent une fois que l’entreprise est démarrée»

On croit que l’entreprise est une machine à générer de l’argent une fois qu’elle est bien huilée… c’est vrai avec certains types d’entreprises ou celles qui sont très établies mais en réalité, ce n’est pas évident de générer des profits des activités d’une entreprise. Dans la théorie, on projette des résultats très profitables mais après il y a tous les imprévus, les risques mal calculés, les échecs commerciaux, les investissements de commercialisation imprévus.

On a beau essayer d’ajuster la recette, les ingrédients et les paramètres changent constamment et il faut suivre de près la santé financière de son entreprise peu importe son niveau de croissance. On ne peut jamais prendre pour acquis la rentabilité, elle s’exprime comme le résultat d’innombrables petites décisions, de retours potentiels sur des investissements, de timing et de chance parfois. Et chaque année à la publication des états financiers on repars à zéro et on espère faire mieux que la dernière et apprendre de nos expériences. Vous voulez en savoir plus sur la croissance? C’est ici que ça se passe!

Mythe no. 5 : «La vente de l’entreprise va rendre l’entrepreneur riche»

On croit que les entreprises ça vaut rapidement beaucoup d’argent… certaines oui, mais la grande majorité… NON. Ça prend des années et surtout beaucoup de profits ou des revenus à croissance faramineuse pour justifier des valorisations élevées. Une entreprise n’aura jamais autant de valeur que celle perçue par son fondateur ou par les associés qui vendent leurs parts… C’est eux qui vont le plus souvent survaloriser la compagnie.

Les futurs acquéreurs, pour leur part, vont évaluer le potentiel de faire de l’argent et, comme dans toute transaction commerciale, ils vont chercher les défauts et les faiblesses pour pouvoir négocier et payer le plus bas prix possible. Ainsi, l’entrepreneur a intérêt à s’armer de patience et à focaliser sur la rentabilité de ses opérations s’il veut s’enrichir par la vente de son entreprise.

Les sommes des transactions sont donc de loin inférieures à ce que l’on peut s’imaginer et seule une faible proportion des entrepreneurs seront multimillionnaires à la vente. Cela implique qu’ils doivent vendre avant de fermer ou faire faillite. Or le taux de survie des entreprises au-delà de 10 ans n’est en moyenne que de 40%.

Bien-sûr, il y aura toujours des histoires de transaction d’entreprises naissantes peu ou pas profitables avec de fortes valorisations dans certains secteurs d’activités, mais ceci demeure l’exception et non la norme (et c’est pour cela qu’on en entend tant parler 😊). Voici quelques conseils pour voir ce que vous pourriez retirer de la vente de votre entreprise.

Mythe no. 6 : «Le succès a beaucoup à avoir avec la chance…»

On croit également que le succès en affaires a beaucoup à voir avec la chance. C’est vrai que si l’entrepreneur a bien étudié son marché, qu’il a déployé des efforts titanesques pour développer son projet et qu’il a fait de nombreux sacrifices pour arriver à ses fins… il risque d’avoir plus de chances de réussir.

Le succès en affaires n’est pas accidentel ou fondé sur des paramètres externes hors de notre contrôle. Lorsqu’un entrepreneur vit une malchance, il s’organise pour s’en sortir. Lorsqu’il a la chance de faire un bon coup, on le dérobe de son mérite pour dire que c’est grâce au contexte qu’il a réussi. Pourtant, c’est lui qui s’est exposé à l’opportunité et c’est lui qui a su en exploiter le potentiel. Si vous souhaitez en savoir plus, lisez mon article sur les 9 vies de l’entrepreneur.

Maintenant qu’on a mis en lumière cette toute autre perspective du succès en affaires, vous pouvez vous dire que si vous n’êtes pas dans les cases, que vous n’êtes pas rentable après 5 ans, que vous ne roulez pas en limousine, ce n’est pas grave et vous n’êtes pas obligatoirement sur la mauvaise voie. Au contraire, rassurez-vous que si vous êtes en mesure de poursuivre vos activités et de persévérer dans des conditions complexes, de poursuivre votre mission malgré le stress des enjeux financiers, vous êtes plutôt sur la voie de la réussite.

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